Tarif de gardiennage : comment le prix se construit
Comprendre la construction d’un tarif évite deux erreurs : payer trop, et surtout choisir une offre qui ne tiendra pas. Voici ce que finance une heure facturée, ce qui fait varier le montant, et les cinq lignes à comparer entre deux propositions.
Ce que finance une heure
Comprendre la construction d’un tarif évite deux erreurs : payer trop, et surtout choisir une offre qui ne tiendra pas.
Le salaire et les charges sociales représentent l’essentiel du montant. Le reste couvre ce qui rend la prestation fiable : la planification, la capacité de remplacer un absent, un superviseur joignable la nuit.
Pourquoi nous n’affichons pas de grille
Un tarif horaire seul ne veut rien dire. Il dépend de la qualification retenue, des plages couvertes et des majorations applicables. Un chiffre affiché serait soit faux, soit inutilisable pour comparer.
Ce qui fait varier le montant
Le nombre de nuits couvertes domine tout le reste. C’est aussi le levier le plus efficace : passer de sept à cinq nuits par semaine pèse davantage que n’importe quelle négociation sur le taux horaire.
Les majorations
Nuit, dimanche et jours fériés donnent lieu à des majorations prévues par la convention collective de la branche prévention et sécurité. Elles reviennent à l’agent et ne se négocient pas.
Un devis qui ne les mentionne pas les a soit incluses sans le dire, soit oubliées — et elles apparaîtront à la facture. C’est la première cause d’écart entre le prix annoncé et le montant payé.
Comparer deux propositions
Le prix anormalement bas
Un écart important entre deux offres s’explique rarement par une meilleure organisation. En dessous d’un certain seuil, la convention collective ne peut plus être honorée : le prestataire a comprimé la masse salariale, ou prévu de sous-traiter.
Les deux se paient plus tard, sous forme de rotation permanente des agents, de comptes rendus inexistants et d’absences non remplacées.
Le dispositif pèse plus que le taux
- Cibler les créneaux réellement exposés plutôt que couvrir large
- Passer aux rondes quand le poste fixe n’est plus justifié
- Condamner un accès pour réduire le temps de ronde
- Corriger la clôture et l’éclairage avant de commander des heures
- Négocier le taux horaire de quelques pour cent
- Choisir une qualification inférieure à celle exigée par le site
- Retarder la mise en place jusqu’au premier incident
- Accepter un forfait global sans détail
La dernière ligne de gauche est la plus rentable, et elle ne relève pas de nous : c’est le sujet de notre page sur la clôture, l’éclairage et les accès.
Ce qui accélère le chiffrage
Cinq informations suffisent pour obtenir une proposition qui tienne.
- L’adresse et les modalités d’accès réelles du chantier.
- Le planning d’avancement, qui indique quand le risque va monter.
- Les plages à couvrir : nuits complètes, week-ends seuls, périodes de fermeture.
- L’historique des incidents, même mineurs.
- Les contraintes du site : équipements imposés, formation d’accueil.
Avec ces éléments, nous répondons sous quarante-huit heures après la visite, avec le détail par créneau et les majorations séparées.
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La visite est gratuite. Le devis distingue chaque créneau, chaque qualification et chaque majoration — pour que vous puissiez comparer poste par poste.
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